Chez les grecs, dans l’Antiquité, l’orgie se résumait à « réunion d’individus s’adonnant à toute formes d’excès », essentiellement de nourriture. Elles se déroulaient lors de fêtes religieuses, notamment en honneur de Dionysos, dieu du vin, du théâtre et de toutes les exubérances. Les romains continuèrent cette pratique dont le but ultime était de parvenir à une exaltation collective. Ce n’estqu’au XVIIème siècle que l’orgie recouvrit une connotation sexuelle. Met de choix pour les fins gourmets bourgeois et libertins, n’oublions pas que les paysans étaient de loin les plus polissons de tous.
EXALTATION COLLECTIVE
L’orgie permet d’assouvir bon nombre de fantasmes comme le voyeurisme, l’exhibitionnisme, l’échangisme ou encore faire l’amour avec des inconnus. Des variantes modernes sont apparues comme le mélange de classe sociale, d’origine ou de sexe. Or de nos jours, cette pratique est largement déconsidérée et relayée au rang de « déviance », voire pire, de divertissement pour bobos parisiens où le tout Paris s’enverrait en l’air dans un bain de champagne et sous une pluie de fruits confis.
Il est temps de se réconcilier avec les partouzes et de réhabiliter l’amour en groupe !
Nous sommes donc partis en quête de partouzeurs. Et au détour d’un couloir d’une université, nous avons rencontré S., une jeune fille de 21 ans.
Elle témoigne : « C’était un samedi soir cet été, vers 20h je crois. Un garçon rencontré à une soirée deux semaines plus tôt m’appelle. « Salut c’est J., tu viens boire un verre avec M. et moi ? – Pourquoi pas, à toute ! ». J’arrive au bar où j’ai rendez vous, ils m’attendent tous les deux souriants, un verre à la main. On boit un verre. On discute. On passe à un concert dans une petite salle. Une certaine tension sexuelle commence à naître rapidement, on ne s’attarde pas. Direction l’appartement de M. pour «finir la soirée». On s’asseoit, sur la terrasse, on discute. L’ambiance est détendue. Je me sens à l’aise. J. commence à me masser puis commence à me déshabiller. Je masse M. Les massages se transforment en caresses. Naturellement nous finissons nus et «faisons l’amour» à trois sur cette terrasse. Aucune pudeur. Aucune retenue. Nous nous laissons aller. L’acte est animal et dénué de sentiments mais qu’importe ! C’est une expérience. Au milieu de deux hommes, je me sens comme un objet mais je contrôle la situation. Une fois la « partie » terminée, on se rhabille. On discute. On rit. On fume. L’un part. Je m’endors avec celui qui reste et passe une agréable nuit. Est ce que je recommencerai ? Peut être. Il suffit de trouver les bons partenaires. Expérimentés et respectueux. Pas des jeunots de 17 ans qui veulent «triper» et avoir une nouvelle histoire à raconter dans la cour du lycée. »





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